Le Jardin et la Pépinière de Roseland House en Cornouailles (GB)

Les quelques mètres qui séparent la rue passante du village de l’entrée du jardin créent la surprise : devant le petit portail, impossible d’imaginer l’écrin qui entoure la maison et encore moins les nombreuses serres implantées sur le terrain. Nous sommes accueillis par Liz et Charlie Pridham qui nous expliquent l’histoire de leur jardin d’environ 4.000 m² conçu à partir des années 80, sur un terrain en pente, pauvre, au sous-sol rocheux. Après avoir planté des haies indispensables pour se prémunir du vent de Cornouaille, apporté de la terre et remodelé l’ensemble, ils ont pu créer le jardin proprement dit et assouvir leur passion des plantes grimpantes.
A l’entrée de ce 1er espace intime, contre la maison, une glycine majestueuse enveloppe la véranda en apportant son parfum et l’ombre nécessaire au cours des mois d’été. La déambulation vers le fond du jardin et son bassin, nous permet de découvrir les plates- bandes et leurs trésors parmi lesquels Bergenia Alba, Geranium Sylvaticum album, Chaenomeles Moerloosei ou encore le rosier Léontine Gervais.
Remontant vers la maison, nous longeons la haie doublée d’élégantes fougères arborescentes et de différentes variétés de bambous choisis pour la couleur de leurs cannes.
Au pignon, nous passons sous la tonnelle habillée d’un vigoureux Hydrangea petiolaris et découvrons le jardin des grimpantes conduites sur de jolies structures métalliques. Ces supports très remarqués font bien des envieux ! Les roses ainsi que les jasmins et les chèvrefeuilles commencent à s’ouvrir sur des tapis de géraniums à proximité de giroflées blanches et parfumées.
S’il est un peu tôt pour la floraison de certaines clématites (la passion du propriétaire des lieux, détenteur de la Collection nationale de Clematis viticella), nous nous régalons des précieux conseils de bouturage, de plantation et de taille qu’il nous prodigue.
Nous continuons l’exploration du jardin : les chambres latérales aménagées pour abriter de nouvelles cultures, la partie haute occupée par un verger ancien et enfin la partie sauvage destinée aux poules.
Après cela, la visite des nombreuses serres s’impose. Nous sommes impressionnés par le nombre de variétés de clématites en culture et amusés par les tuteurs et leurs bouchons. Le choix est difficile, cependant beaucoup d’entre nous se laissent tenter…
A la dégustation du thé ou du café, les discussions tournent autour de la meilleure façon de transporter sans dommage ces délicates et encombrantes clématites auxquelles nous ne pouvions résister, nous étions tout de même chez « le » spécialiste !
Date : 1er juin 2016
Photos / texte : Joëlle Q









